Quand un personnage de série vit l’alopécie

Hier soir, je m’assois devant mon téléviseur. Télécommande à la main, je navigue d’une chaîne à l’autre en sachant qu’à cette heure tardive, il y a peu de chances de tomber sur une émission que j’aime.

J’arrive à ArTv, sur l’émission Notre vie (version française de This is us). J’écoute une ou deux scènes et BAM! Je tombe sur celle-ci: une scène où une femme découvre que l’adolescente qu’elle coiffe fait de l’alopécie! Elle perd ses cheveux par plaques, comme moi!

C’est la première fois que je vois ce thème abordé dans une série et je ne pouvais garder cette nouvelle pour moi! J’ai reculé l’enregistreur numérique et j’ai filmé ma télévision pour vous partager la scène. Désolée pour la qualité du son, qui laisse à désirer. C’était la façon la plus simple de garder cette scène dans mes archives de « peladeuse »!

Bravo aux auteurs de s’intéresser à cette condition répandue mais encore taboue! J’étais toute touchée de voir ça!

Femmes et chauves: elles assument l’alopécie et affrontent la vie sans cheveux

C’est la première fois que je vois ma tête en entête (!) d’un article en portugais! J’essaie d’obtenir l’autorisation de vous le traduire. En attendant, il y a Google traduction qui peut vous dépanner! 🙂

Comme vous le savez peut-être, mes cheveux repoussent. Or, il me fait toujours plaisir de partager mon histoire, car je sais que beaucoup de femmes souffrent en silence, peu importe la cause de la perte de cheveux.

Merci à Daniella Franco de RFI internationale!

Lire l’article: Mulher e careca: elas assumem a calvície e encaram a vida sem cabelos  

Entrevue en France… à distance!

Ah! Le petit monde d’Internet… Cette semaine, j’ai reçu une demande d’une journaliste du service brésilien de Radio France internationale (RFI), de Paris. Elle voulait faire une entrevue avec moi au sujet de ma condition capillaire!
C’est la deuxième fois qu’on me demande de l’autre côté de l’océan. La première fois, c’était de la part d’une recherchiste d’une émission de France 2, mais ils ne payaient pas le billet d’avion! 😉
Cette fois, nous avons pu faire l’entrevue sur WhatsApp, une application de textos « audio ». La magie de la technologie! Si jamais je vois l’article passer, je vous partagerai le lien ici!
Merci à la journaliste Daniella Franco pour son intérêt et sa délicatesse!

L’alopécie chez l’enfant

Souffrir de pelade ou d’alopécie quand on est adulte, c’est une chose. Quand on est enfant, je pense que c’est encore plus difficile.

Dans la cour d’école, on se fait regarder de travers, parce qu’on est différent. On subit les railleries ou les questions de la part des camarades. Pour quelqu’un qui est en train de bâtir son estime de lui-même, c’est déstabilisant!

Dernièrement, je recevais ce message, sur Instagram, après avoir publié une photo de moi avec mes cheveux qui repoussent: « Dommage que les cheveux soient devenus un but… Je découvre des photos de vous et d’autres femmes sans cheveux qui ont une puissance incroyable, une beauté mise à nue qui vous scotche. Les cheveux ne sont là que pour entrer dans le moule et passer inaperçue… » En lisant cela, je me disais que cette personne devait avoir tous ses cheveux, pour juger de la sorte notre désir de voir notre chevelure repousser. Ça m’a fait un gros pincement au cœur. Avais-je tort de vouloir des cheveux, même si on m’a souvent dit que le crâne rasé m’allait bien?

La jeune fille dans la vidéo suivante l’explique bien: c’est bien de passer inaperçue, des fois. On a besoin de ne pas avoir à tout expliquer, partout, tout le temps!

Quand les cheveux repoussent ou qu’on fait le choix de porter une prothèse, ça fait du bien de se sentir « normal », de se fondre dans la masse. L’alopécie, c’est un long fleuve, mais pas tranquille du tout! Parfois, il y a des vagues. À d’autres moments, on se sent en paix avec notre condition. C’est une aventure pleine de hauts et de bas.

Je partage avec vous cette vidéo au sujet d’une jeune ontarienne ayant une alopécie universelle. C’est intéressant de voir comment cette jeune fille vit avec sa condition. Elle fait preuve d’une grande force!

À écouter et à partager, pour qu’enfin, tombent les tabous!

février 2018

Wow! C’est trop chouette de lire ce billet! Merci pour les trucs et surtout, L’ESPOIR!

Pelade Douce

Le temps passe si vite !

Je m’aperçois en gérant un autre de mes blogs qu’il y a de temps en temps des visiteurs ici, alors je me dois de faire un petit point plein d’espoir 2 ans plus tard

En mai 2016, crâne rasé et pelade toujours active, une quinzaine de trous après le début, j’ai pris la décision de devenir végétalienne 🌱 sur le plan de mon alimentation. Il FALLAIT que je trouve une cause à cette pelade, une cause physiologique, alors je me suis dit pourquoi ne pas mettre ça sur le compte des perturbateurs endocriniens et de la mauvaise alimentation bourrée de pesticides et d’antibiotiques qu’on nous fait ingurgiter ?

Je décide donc d’arrêter la viande, le poisson, les oeufs & le lait (sous toutes ses nombreuses formes). Je découvre une quantité de nouvelles saveurs, de recettes, d’aliments dont je ne soupçonnais même pas…

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Un article sur la perte de cheveux féminine

Dernièrement, j’ai été étonnée de voir qu’on parlait ENFIN de perte de cheveux féminine dans un magazine populaire. En effet, si vous souffrez d’une perte de cheveux anormale, l’article paru dans le magazine Protégez-Vous de janvier 2018 pourrait vous intéresser. On y parle de certains traitements offerts pour limiter la chute ou favoriser la repousse des cheveux.
Malheureusement, comme on aborde surtout l’alopécie androgénétique (qui est héréditaire et hormonale), on ne parle pas des solutions pour la pelade. Snif! Snif! J’aurais été curieuse de voir ce qu’ils auraient proposé!
Voici tout de même le lien pour les abonnés du magazine. Vous pouvez également vous procurer la revue en kiosque ou l’emprunter à votre bibliothèque! Bonne lecture!

Perdre ses cheveux: un défi pour l’estime de soi

Au début du mois de septembre, cela a fait un an que j’ai rasé mes cheveux, à cause d’une crise de pelade (lire Le jour où je suis devenue chauve). J’ai cherché les mots pour décrire comment je me sentais et où j’en étais dans l’acceptation de mon état. J’ai enregistré un billet avec le dictaphone de mon téléphone cellulaire pour essayer de formuler ma pensée « comme ça venait ». Je comptais le transcrire ici, mais j’ai perdu des fichiers quand j’ai changé de téléphone! Puis, j’ai procrastiné. Remis à plus tard. Et encore. Et encore.

Je viens de visionner l’entrevue que j’ai donnée à Robert Leroux, animateur de l’émission Au nom de la vie, diffusée sur les ondes de ZoneTv. J’ai été invitée à parler d’estime de soi et de ce qui m’est arrivé au cours de la dernière année. Je me rends compte que cela résume très bien les 15 derniers mois et comment je me sens aujourd’hui! Je vous présente donc cette entrevue en toute humilité!

Pour simplifier l’écoute, j’ai séparé l’émission en deux parties. Dans la première, vous aurez l’occasion de connaître ce qu’est la pelade. Dans la deuxième, je parle des solutions. Sachez qu’il est toujours possible d’aller visionner l’émission dans son format intégral sur la chaîne Youtube de ZoneTv. Par ailleurs, j’en profite pour remercier Frank Therrien, directeur de la programmation, et Robert Leroux, animateur, pour leur chaleureux accueil!

Bonne écoute!

De travers

Ce matin, je me suis levée et j’étais dépeignée. J’ai sursauté, en me regardant dans la glace. Oh mon Dieu! J’ai vraiment des cheveux de travers! J’ai vraiment… des cheveux! Comprenez ma joie! Ça fait plus de treize mois que je n’ai pas vécu ça, moi, être dépeignée!

Je vous reviens bientôt avec cet anniversaire un peu étrange que j’ai fêté le mois passé. Celui d’un an, à assumer ma pelade. J’ai hâte de vous raconter où j’en suis!

D’ici là, fêtons ces quelques cheveux que j’ai sur la tête! Woot! Woot!

Un shooting photo mémorable

Il y a quelques semaines, une photographe, Julie Dessureault, m’a approchée pour collaborer avec moi. Elle était tombée par hasard sur mon compte Instagram et avait envie de travailler avec ma tête originale. J’ai tout de suite accepté, après être allée jeter un coup d’oeil à son site Web. J’ai vu là de la qualité et un oeil sensible.

Le 24 août dernier, je me suis rendue au studio de la rue Courcelle, à Montréal. Sur place, une sympathique maquilleuse, Julie Perreault (pas la comédienne!) m’attendait pour me faire un maquillage super naturel. Puis, nous nous lancions dans l’aventure!

Nous avons passé un superbe avant-midi. Nous avons tout d’abord utilisé une prothèse capillaire que j’utilise souvent sur les plateaux de tournage, car elle ressemble beaucoup à mes cheveux naturels. Puis, nous voulions avoir des photos du moment où je me libère de la perruque pour assumer ma tête nue. Finalement, la photographe a pris de nombreux clichés de mon coco. C’était toute une démarche, pour moi, car nous avions décidé de laisser une repousse de cheveux de trois jours, question d’augmenter les contrastes. Je ne me montre jamais ainsi en public! Ouf! Ça demandait une certaine dose de courage. Cela m’en demande une autre, aujourd’hui, pour vous présenter les photos!

Je me suis sentie tout de suite en confiance avec les artistes sur place. Généreuse et professionnelle, Julie Dessureault a su me guider pour trouver la position et l’émotion recherchées. Après avoir passé la dernière année à être constamment en conflit avec mon image, je me suis sentie femme et belle. Je suis ravie du résultat!

Vous pouvez lire un texte résumant bien mon expérience de femme vivant avec la pelade, écrit par Marie-Belle Rédaction Créative, sur le blogue de Rose aux joues Photographie.

Merci du fond du coeur, Julie, Julie, Janie et Marie-Belle!

Sans plus tarder, voici les photos!

Vous pouvez cliquez sur les photos pour les agrandir.

Photographe: Julie Dessureault – Rose aux joues

Assistante-photographe : Janie Fréchette – site web

Maquillage : Julie Perreault – Facebook

Repost: Coup de gueule: ben oui, j’ai des varices

Je publie ici les liens des billets que j’ai écrits au sujet de la pelade sur mon blogue Anne-Lune.com/blogue.


Billet publié le 14 juin 2017

« Aujourd’hui, je vous partage mon coup de gueule, ma montée de lait. Ça ne m’arrive pas souvent d’écrire, dans ces moments-là. En temps normal, je bougonne chez moi, je sors le méchant le temps d’une sortie de course et ça finit par passer. Or, là, j’ai envie de communiquer mon état d’âme, au cas où ça pourrait réveiller certaines personnes. (Eh oui, je suis optimiste! J’ai encore foi en l’humanité!) Peut-être que ce billet va faire remonter à ta mémoire des expériences passées. Si tel est le cas, cher lecteur ou chère lectrice, sois assuré(e) de mon empathie.

L’an dernier, une mère est arrivée en même temps que moi, dans la cour d’école. Elle s’est approchée et m’a dit qu’elle entendait beaucoup parler de mon personnage jeunesse, à la maison. Ça me faisait plaisir d’entendre ça! Or, tout de suite après, elle a regardé le dessus de ma tête et m’a lancé: « Eh! Toi, là… T’as vraiment pas beaucoup de cheveux! » Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’à ce moment-là, j’étais en pleine crise de pelade. »

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